Label Ombres / Carole Arcega


FILMOGRAPHIE

DANSE CHRONOPHOTOGRAPHIQUE : TRAJECTOIRE N°1 | 23 avril 2007, performance pour machines d’enregistrements sonores et visuels + corps en mouvement, 30 mn, La Ménagerie de Verre | co-réalisation : Label Ombres / La Comète 347 | réalisation et manipulation d’images : Carole Arcega | chorégraphie et corps dansé : Anne-Gaëlle Thiriot | perturbations sonores : Anthony Carcone

Genèse :
Nous savions dans quelle direction aller et plus ou moins où arriver, bien que notre itinéraire eût sans doute été amené à varier selon les conditions au moment du voyage. Nous savions à quelle heure partir. Nous savions que sur cette ligne, par définition de dimension infinie, il y avait un sens à trouver. Nous savions à qui faire appel en cas de besoin (Etienne-Jules Marey, Marcel Duchamp, Loïe Füller). Le reste n’existait pas encore.
Une ligne sert de base au tissage d’une relation complexe et inespérée entre le film et la danse, ou entre la pellicule et la peau ; entre le corps du film, l’essence du mouvement et l’environnement sonore qu’il crée ou qui le crée ; entre champ magnétique, sueur et technologie de l’ether. À la recherche d’une magie d’aujourd’hui, ces trajectoires se présentent comme des essais entre le chimique et le chimérique, pleins d’abstraction mais avant tout présents concrètement dans l’instant de leur construction.


CORPS EN EMULSION | 2006-2007, performance pour danse et projecteur super 8, 40 mn, La Comète 347, Paris (3 avril 2007) | réalisation : Carole Arcega | Butô : Nobuo Harada | perturbations sonores : Anthony CarconeEmulsion / Emotion.
Un corps filmique entre en ébullition au contact d’un corps dansé.
Est-ce l’inverse ?
La performance Corps en émulsion tente une rencontre : le traitement du film comme un corps organique, et le traitement de la peau (pellis, pellicula) comme une surface photosensible.
Corps en émulsion est une performance qui peut être jouée seule, ou prendre différentes formes selon ses rencontres.


LA MER DU CORPS | 2006, DV couleur et 16 mm nb, 5 mn | réalisation, montage et performance : Carole Arcega | Butô : Nobuo Harada | images : Sébastien Cros | matière sonore : F. D. Oberland, S. Cros, S. RodenTrace documentaire d’une rencontre-performance avec le danseur Nobuo Harada.
Le butô serait à la danse ce que l’expérimental serait au cinéma : deux formes radicales, plus proches de la performance que de la chorégraphie ou que de la fiction, une exploration du mouvement, de la lumière, de la matière. Une conscience extrême du corps, pour repenser la relation à soi et au monde, à travers un langage de l’origine.

Plonger dans la mer du corps pour saisir à main nue le langage de l’origine.

A chercher les sources de toutes formes d’expression, on croise le théâtre, la danse traditionnelle, les arts, la littérature… Mais ce que nous appelons le butô en fait, c’est une tentative intrépide pour saisir au plus vif ce qui n’a pas de nom.

(Nobuo Harada)


BLADE II | 2006, super 8 / DV noir et blanc, 5 mn | réalisation, montage et bâton: Carole Arcega | images: Sébastien Cros | bande sonore: Guillaume Poyer, Fabrice Heredia | mixage : Carole Arcega | Deuxième partie d’une trilogie en cours.Danse martiale dans l’émulsion.


CAMERA OBSCURA | 2006, performance pour 5 projecteurs super 8 et un projecteur 16mm, 35mn | co-réalisation: images Sébastien Cros, interventions plastiques Carole Arcega, programmation sonore en temps réel Emmanuel LefrantTriptyque réunissant les trois performances Nocte, Tabula Rasa, Alba.

Un parcours imaginaire à travers l’Europe trace une cartographie de la ruine, un voyage mélancolique à travers le temps, un regard sur l’empreinte et la trace, l’absence, la pierre et la poussière. Eprouver le support argentique, comme un mur éprouve le passage de l’homme et du temps.
“Un travail de recherche plastique autour de l’entre-image, de la fusion entre la figure de la photographie, le corps du film, le son, et plus largement, sur l’implication du corps dans l’œuvre. Comment mon intervention en temps réel sur l’image peut-elle avoir un impact sur la réalité du monde ?
Il s’agit d’un cinéma-performance qui se montre en tant que matériau, en procès. C’est un cinéma vivant et une nouvelle forme de documentaire.”


ALBA | 2006, performance pour 2 projecteurs (super 8 et 16mm), 10mn | co-réalisation: images Sébastien Cros, interventions plastiques Carole Arcega, programmation sonore en temps réel Emmanuel LefrantTroisième volet de la trilogie Camera Obscura.

Tout l’espace du ciel et de la mer dans un cadre qui cherche l’aube à l’horizon.


TABULA RASA | 2005, performance triple écran super 8, 15mn | réalisation: Sébastien Cros | interventions plastiques: Carole Arcega | bande sonore: Sébastien CrosDeuxième volet de la trilogie Camera Obscura.

Deux yeux écranesques dans lesquels défilent la vision d’un paysage déserté, celui d’une Europe qui se craquèle et s’altère à la lumière, abîmée par l’intervention plastique à chaque fois réitrérrée. Le rréel est une brûlure.


MACULA | 2004, 16mm nb, 16mn | réalisation: Carole Arcega | photo: Sébastien Cros | bande son originale: Sébastien Cros | interprétation: Carole ArcegaLa “Macula”, ou petite tâche jaune, est le point de la rétine le plus sensible à la lumière. Dans ce film, un corps photosensible se révèle, puis s’abime à la lumière. La peau, émulsion sensible au monde, traverse différents états : elle est lumière pure, liquide, minérale, végétale…


BLADE | 2004, 16mm nb, 10mn | réalisation, scénario, production, image, montage: Sébastien Cros et Fabrice Heredia | interprétation: Carole Arcega | son: Fabrice Heredia | musique originale: Guillaume PoyetDanse nocturne pour sabre en lumière. Une femme se bat dans l’épaisseur de l’émulsion.


NOCTE | 2003, performance triple écran super 8 + 16mm nb, 20mn | réalisation et interventions sur l’image en direct: Carole Arcega et Sébastien Cros | bande sonore originale jouée en direct par Fabrice HerediaPremier volet de la trilogie Camera Obscura.

Une suite de déserts urbains se raye et se craquelle à nouveau à chaque projection. Une brèche de lumière s’ouvre et se ferme sur des traces mnésiques. L’altération du film se faisant en direct, la représentation de l’image est en procès perpétuel.


PIGEON | 2000-2003, super 8 couleurs, 40mn | bande sonore originale: Olivier Baudu & Thibault Blond, avec la participation des élèves du Centre Erik Satie (93) | film archivé à la BNF.Sorte de documentaire intimiste, “Pigeon” est un journal filmé en super 8 sur 3 années. Le point de vue est celui de ma fenêtre, au pied de la Goutte d’Or, dans le 18ème arrondissement de Paris. L’incongru du réel défile inexorablement.


HYMEN | 2003, 16mm couleurs et nb, 10mn | réalisation: Carole Arcega | musique originale: Guillaume Poyet | son: Sébastien Bourg | interprétation: Audrey ElsaesserA la recherche d’un cinéma organique, un rapport intime se crée : celui d’un corps qui se meut et mute dans la peau du film. A travers l’exploration plastique de la photographie, le film, organe vital du cinéma, devient frontière sensible entre l’intérieur et l’extérieur d’un corps en gestation.


LE CRISTALLIN | 2002, 16mm couleurs et nb, 7mn | réalisation: Carole Arcega | bande sonore originale: Franck Rochard”Le Cristallin” est un film devant lequel on oublie la photographie du cinéma pour tomber dans sa matière pelliculaire, là où le film est un organe. Le fantasme d’un film comme une continuité physique du corps… Cela ressemble à une vision de l’intérieur d’un oeil. Eblouie, la pupille se rétracte, puis se dilate. La lumière, matière immédiate du film, est ce qui le fait exister.


ASA | 2001, 16mm couleurs, 6mn | réalisation: Carole Arcega | bande sonore originale: Franck Rochard | interprétation: Anne-Gaëlle Thiriot”Asa” est un film qui tente une confrontation entre la danse d’un corps, le geste d’une prise de vue, celui du montage, ou encore entre la surface sensible de la pellicule et le grain d’une peau en lumière.


SANS GRAVITÉ | 2001, performance double écran 16mm couleurs, 13mn | réalisation et interventions sur l’image en direct: Carole Arcega et Hugo Verlinde | musique originale composée et jouée en direct: Guillaume FelerCette performance croisée entre 2 écrans a été pensée pour être projetée sous les étoiles. Celles-ci ont été creusées dans l’émulsion bleue de la pellicule, à la rencontre d’une éclipse solaire…


ALBEDO | 2000, super 8 nb, 12mn | réalisation: Carole Arcega | bande sonore originale: Carole Arcega, Lol et Sébastien Bourg | interprétation: Marie Gillet et Michael HayatL’albedo est la quantité de lumière reflétée par une surface, et particulièrement celle de la lune. Ce film est une variation plastique autour de l’image d’un masque à face lunaire. Les photographies filmées ont été retravaillées à même la pellicule super 8. L’altération des images cherche à éprouver les limites perceptives du spectateur comme celles du support.








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